LE SYNDICAT MONTCALM
CRISE DE LA PRODUCTION PORCINE
Coup de coeur à ces producteurs de porcs qui ont investi dans une production en vue du
développement de leur ferme, souvent producteurs de céréales pour la nourriture de leurs
porcs; cette mise en marché a évolué au fil des ans: maternité, pouponnière,
engraissement, voilà le scénario qui doit réussir.
Voilà que ces investisseurs sont au désespoir avec des prix dérisoires depuis plus de 3
ans, c'est à 0,36¢ la livre samedi dernier qu'ils ont vendu leurs porcs aux abattoirs;
regardez quel prix vous payez votre viande à l'épicerie. Je lisais dans l'Express notre
journal, la semaine dernière et je cite: «la question qui tue: qui fait l'argent?»
Notre député M. François Legault s'est porté à la défense de nos producteurs de porcs à
Québec pour demander avec fermeté qu'adviendra-t-il de nos producteurs et de cette
production? Nos gouvernements doivent réagir de façon draconienne et proposer une
mise en marché ordonnée et stabiliser le prix et ce, à court terme.
La provocation exige des changements et l'imagination en dispose de façon intelligente et
pondérée. En résumé le gros bons sens prend toute son ampleur.
La réussite, c'est l'énergie pour éloigner la tristesse et donner plus de force au
dépassement afin de trouver une solution qui, j'en suis certain, rassurera nos
producteurs, tous les employeurs et l'industrie qui en découle.
Que ceux qui liront ces lignes gardent en mémoire que le courage ne suffit plus, devant
l'éternité du respect de la convention, la stagnation du dossier, il faut obligatoirement une
intervention catastrophe, toute personne a ses limites...
Ne brisez pas un agriculteur, c'est toute sa vie et sa famille qui en dépendent.
René Dugas, président